L'autre Sherlock Holmes de 2010
Saturday, 23. January 2010

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Enfin ! Le trailer du Sherlock Holmes produit par Asylum !!!!

 

A peine remis de nos émotions après la vision  du film décoiffant (et foutrement fidèle à l'esprit de Conan Doyle, n'en déplaise aux esprits chagrins !) de Guy Ritchie que la version produite par Asylum et réalisée par Rachel Goldenberg pointe le bout de son nez à l'horizon.

Ca sort aux States le 26 janvier (direct to DVD) et y'a plus qu'à prier pour qu'un distributeur pas trop regardant (voire malhonnête, on s'en tape !) essaye de surfer sur la "Sherlockmania" actuelle et, en espérant jouer sur la confusion de l'acheteur, distribue la chose dans nos contrées.

Allez, amateurs de cinoche bis, regardez  le trailer et bavez ! C'est cheap à en crever, ça louche du côté de Ritchie (mais aussi, joie intense, du côté du steampunk) mais qu'est-ce que c'est booon pour les pervers amateurs de nanars !

 

http://www.youtube.com/watch?v=BaHvM9KVpcw

 

JC Mornard

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Le Sherlock Holmes de Guy Ritchie, enfin !
Thursday, 7. January 2010

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Première diffusion du Sherlock Holmes de Guy Ritchie à Liège, le mercredi 6 janvier (date anniversaire du détective) à 14h15: La Seconde Tache y était !

 

Eh ben voila, ça y est: il est sorti, ce film qui a fait couler tant d'encre et suscité tant de haine pendant sa préparation.

Quid du résultat ?
Eh ben, il y ade bonnes et de moins bonnes surprises.

Commencons par les bonnes:
D'abord, en tant que film d' "entertainement", c'est une parfaite réussite !

 La réalisation de Guy Ritchie, n'en déplaise à ses détracteurs, est somptueuse et efficace: les bagarres sont rythmées sans être filmées de façon épilleptique (genre plans d'une fraction de seconde qui font qu'on ne pige plus rien de ce qui se passe, comme dans "Le Seigneur des Anneaux", par exemple).

Les décors sont les plus somptueux jamais vus dans un film holmésien.  Aptes à faire passer ceux de "La vie privée de SH" ou de "Young SH" pour des séries B ! A ce niveau, le décor du combat final est à tomber ! Et réalistes en plus. Pas de Baker Street proprette au façades biens blanches, genre Granada: façades grises,enfumées, sol en terre battue sur lequel, comme l'a fait remarquer l'ami Jean Robben  "on voit au moins que les chevaux de fiacres chient " !!!
C'est même poussé à l'extrême dans la mesure ou le living du 221b, censé être "en désordre" vire au véritable cloaque! Un boxon invraissemblable ! Du jamais vu ! On s'attend à voir des rats surgir de sous les coussins !

 

Les clins d'oeil canoniques sont nombreux (V.R, le Bull Pup, le combat avec Mc Murdo- oui, oui, la scène dans laquelle Downey montre ses abdos, c'est ça- etc.) et il y a aussi un gros clin d'oeil au film "Les aventures de Sherlock Holmes", d'Alfred Werker, avec Basil Rathbone (le violon et les mouches, pour ceux qui ont vu le film). Pour la première fois dans un film (à ma connaissance) il est également fait allusion au loyer du 221 b  partagé par les deux hommes(Watson va le quitter pour se marier et Holmes râle de devoir payer tout seul) qui est, finalement, la raison originelle pour laquelle Holmes et Watson ont décidé de cohabiter.

 

Au niveau de l'interprétation, Law est un excellent Watson (boîteux) tout à fait dans l'esprit du canon: ancien militaire, homme d'action et même joueur à l'occasion. Downey Jr tire Holmes vers le dandy décadent (le Holmes des débuts, quoi) et, s'il faut un temps pour s'habituer à son physique, force est de constater qu'il est excellent: cynique, drôle, incisif et, surtout, attachant.


A noter que, dans les si décriées par avance !) scènes de baston, Holmes reste Holmes: on a droit aux déductions qu'il tire de l'observation de son adversaire en voix off, du genre " tel élément prouve qu'il a le foie fragile, je commence par frapper là, tel élément démontre que... donc je continue par un crochet au..., tel autre que...donc je termine par un uppercut au..."

 

Bref,  une remise au goût du jour certes, mais pas cette fameuse "trahison" que beaucoup redoutent (même si je suis sûr que les libertés prises avec la chronologie du canon  ou le fait qu'Irene Adler éprouve un peu plus que du respect pour Holmes va faire grincer quelques dents !). Pas une trahison de l'esprit en tout cas, même si la lettre est parfois malmenée (disons "accomodée à une autre sauce")

 

Pour ce qui concerne les "mauvaises" nouvelles:
D'abord, faut avouer que le scénario en lui-même ne casse pas trois pattes à un canard. Les moyens mis en oeuvre, la fidélité à l'esprit et le talent des comédiens auraient mérité un support narratif moins mince.
Ensuite, le film souffre, selon moi, de quelques petites chutes de rythme dans sa seconde moitié.

Voila, j'vais pas faire trop long (pour cette fois, on y reviendra !) 

Ah oui, un dernier mot: la musique est superbe !
Un tout dernier mot: je vais aller le revoir soon as possibeule, oeuf corse !

 

JC Mornard

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Le cas Jeremy Brett
Thursday, 10. December 2009

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Pourquoi je n'aime ni l'interprétation de Jeremy Brett ni la série Granada (Shocking !)

   Ici et là, on m’a déjà entendu (ou, plus exactement, lu !) braire à propos de l’interprétation de Sherlock Holmes par Jeremy Brett. En général, je suis interrompu par les fans purs et durs qui, tout simplement, ne comprennent pas que l’on puisse être holmésien et ne pas apprécier cette interprétation.

   Du coup, comme c’est souvent le cas sur les forums, ça tourne au vinaigre parce que chacun campe sur ses positions et parce que, je vous le dit, y’a rien de plus chiant que les fans purs et durs.

  A mes arguments, il est souvent répondu par un définitif « Jeremy Brett ne joue pas Sherlock Holmes, il EST Sherlock Holmes », formule toute faite aussi agaçante que creuse qui fait songer à « que du bonheur » et autres « ce film devrait être remboursé par la sécurité sociale ».

  Cliché, quand tu nous tiens.

  M’enfin, ici chuis chez moi, sur le blog de mon assoce.

  L’endroit rêvé pour pouvoir une fois pour toutes, en long et en large, expliquer sans être interrompu pourquoi je trouve l’interprétation de Jibi (comme disent ses fans) catastrophique et, d’une manière plus générale, pourquoi je trouve la série Granada, adulée de la plupart des holmésiens, calamiteuse.

  Mais, commençons par le commencement.

  Dans les années 80, bien avant la diffusion en version doublée sur FR3, j’ai découvert les premières saisons de cette série en v.o sur une chaîne hollandaise (avec sous-titres néerlandais).

  Ne crachons pas dans la soupe, dans un premier temps la série m’a plu. Les occasions de retrouver Sherlock sur le petit écran sont trop rares pour que l’holmésien de base puisse se permettre de faire la fine bouche devant un rendez-vous hebdomadaire.

  D’une manière générale, je trouve, aujourd’hui encore, ces épisodes de bonne tenue en regard de la suite de la série.

  Pourtant, il faut bien admettre que, dès le départ, la mise en scène ne rend nullement hommage au dynamisme des histoires originales de Conan Doyle. Elle est terriblement statique et académique. On est plus proche des séries familiales  britanniques du style « Maîtres et valets » ou « La dynastie des Forsythe » que de séries policières comme « Le saint ».

  Les adaptateurs semblent avoir oublié qu’avant toute chose les aventures de Sherlock Holmes relèvent de l’énigme policière et sont censées tenir le spectateur en haleine. La reconstitution victorienne, principal atout de la série, est somptueuse mais, hélas, le suspense est inexistant du fait d’un montage extrêmement plat et de l’obligation d’étendre chaque nouvelle au format de cinquante minutes alors qu’un format plus court conviendrait beaucoup mieux.

  Dans ce contexte, il faut l’avouer, le Jeremy Brett des débuts est l’élément dynamique de la série.

  Dans un premier temps, son Holmes bondissant et survolté surprend plutôt agréablement tant il tranche, d’une part sur les interprétations précédentes, d’autre part sur la platitude de la mise en scène sagement théâtrale.

  Toutefois, les choses se gâtent assez rapidement et la descente aux enfers commence.

  Concernant Jeremy Brett, il commence très vite à prendre du poids au point, dans les derniers épisodes, de se rapprocher bien davantage du physique de Mycroft que de Sherlock. Certes, ce surpoids est dû à des problèmes de santé et il serait malvenu de jeter la pierre au comédien. Toutefois, il devient de plus en plus difficile d’identifier le profil d’aigle et la silhouette élancées décrits par Conan Doyle au visage bouffi et au profil de plus en plus convexe de « Jibi ».

  Le gros problème (sans méchant jeu de mots) est que l’acteur semble vouloir, on ne sait trop pourquoi, compenser cette prise de poids qui l’éloigne du personnage par un jeu de plus en plus hystérique.

  Son Holmes ne parle plus, il geint. Il ne rit plus, il ricane. Il ne marche plus, il sautille. Sa gestuelle devient de plus en plus théâtrale, au point que le spectateur a parfois l’impression d’être revenu à l’époque des débuts du cinéma muet, quand les comédiens n’avait pas encore compris que, sur l’écran, un simple mouvement de paupière prend des proportions faramineuses et qu’il est donc inutile de se tordre les mains ou de tomber à genoux pour faire passer un sentiment.

  D’aucun diront que le Holmes littéraire est très théâtral lui aussi.

  Sans aucun doute.

  Cependant, il me semble que sa théâtralité se limite, la plupart du temps, à une attitude facétieuse. Comme lorsque, par exemple, il se fait passer pour un vieux marin aux yeux de Watson (Le signe des quatre) ou s’amuse à faire surgir le traité disparu de sous la cloche métallique censée couvrir le dîner de son client (La seconde tache).

  Il ne s’agit pas, à mon sens, comme dans le cas du Holmes interprété par Brett, d’une sorte d’incapacité totale à être naturel, en quelque circonstance que ce soit.

  Holmes-Brett semble en représentation perpétuelle. Il porte un masque en permanence et, même dans ses conversations avec Watson au coin du feu, semble aussi peu naturel, aussi peu à l’aise que possible.

  Brett semble jouer un Holmes qui joue Holmes. Un Holmes qui, au fond, serait très différent de l’image qu’il donne à voir, un Holmes qui se cache derrière des gestes excessifs, des ricanements, des gémissements (à ce propos, évitez la V.F qui rend ces derniers encore plus insupportables !) et autres minauderies. Un Holmes dont, finalement, on ne sait pas grand-chose sinon qu’il joue un rôle (vis à vis des autres en général, de Watson et de lui-même).

  Ne serait-ce que sur ce point, je ne vois pas comment l’on peut prétendre qu’il « est » Sherlock Holmes.

  Le personnage littéraire est infiniment moins tortueux et, surtout, nettement plus équilibré (et qu’on ne me balance pas à la tronche la trop fameuse solution à 7% de cocaïne ! Holmes n’y succombe qu’à deux ou trois occasions, en début de carrière, sur les soixante aventures que comporte le canon).

  Que les choses soient claires : chaque comédien (chaque adaptateur) est, bien sûr, tout à fait libre d’envisager le personnage de Sherlock Holmes comme bon lui semble, de lire entre les lignes pour donner sa propre vision.

 Mais, dans ces conditions, il est ridicule de parler, comme cela s’est fait fréquemment à propos de Brett, d’ « interprétation définitive ».

  Plus la série avance, donc, plus « Jibi », pour parler platement, en fait des caisses.

  Au point qu’il finit (comme si la platitude de la mise en scène n’y suffisait pas !) par gâcher complètement le suspense de certaines aventures.

  Dans « Le détective agonisant » (à mon sens, une des prestations les plus calamiteuses de Brett) Holmes se fait passer pour gravement malade afin de coincer un criminel.

  Le jeu du comédien est à ce point outré que le plus néophyte des spectateurs évente la ruse en moins de dix secondes.

  En résumé, sur les quarante-cinq (si ma mémoire est fidèle) adaptations de Conan Doyle que Jeremy Brett a tourné, je le trouve acceptable dans les douze premières (ça fait peu, à l'arrivée) et prodigieusement agaçant par la suite.

 

 Pour en revenir à la série Granada en tant que telle (qui, elle aussi, est souvent considérée comme l’ "adaptation ultime "), je dirais que, en gros, son déclin suit à peu près celui de l’interprétation du comédien principal.

  Après un début académique mais relativement plaisant, les choses se gâtent définitivement dès le premier téléfilm de longue durée, une adaptation de « Le signe des quatre ».

  Ici, il n’est plus question de montage relativement plat. Les choses sont beaucoup plus claires : il n’y a plus de montage du tout !

  Dès les premières minutes, le spectateur s’étonne de voir la caméra rester fixée de (très) longues secondes sur la porte qui vient de se refermer derrière Mary Morstan. Que va-t-il se passer dans le couloir ? Mrs Hudson va-t-elle venir écouter à la porte ? Non. Il ne se passe rien du tout. On n’a pas coupé la fin du plan, c’est tout.

  La poursuite en bateau est filmée dans tous ses détails, quasiment en temps réel, sans la moindre ellipse, sans le moindre effet de caméra, en longs plan séquences qui se suivent et se ressemblent.

  Littéralement insupportable pour tout spectateur normalement constitué, le (trrrrès) long plan sur Jonathan Small qui tente d’extraire sa jambe de bois de la vase est une véritable torture. Totalement inutile à l’action (la poursuite est terminée et l’on sait que Small est coincé) il semble durer, à lui seul, plus longtemps qu’un long métrage standard.

  L’ensemble donne l’impression d’une suite de rushes mis bout à bout.

  Pénible.

  « Le chien des Baskerville », qui (dans l’ordre de diffusion dans les pays francophones en tout cas) suivit de peu, enfonce encore davantage le clou dans le cercueil de la série.

  Il s’agit indiscutablement de la plus mauvaise des pourtant nombreuses versions filmées de cette aventure !

  Concernant le montage (ou plutôt son absence), même problème que celui évoqué plus haut.

  Je ne citerai, dans ce cas, qu’une interminable partie de billard entre Watson et sir Henry, partie de billard durant laquelle, en dehors du jeu, il ne se passe strictement rien. Rien qui soit rattaché directement à l’action en tout cas.

  Ce délayage est d’autant plus regrettable que, en revanche, une des plus fameuses scènes du roman (Holmes qui, sous les yeux ébahis de Watson, Mortimer et sir Henry, retrouve dans le Times l’article comportant les caractères ayant servi à composer la lettre anonyme), présente dans presque toutes les autres adaptations, est purement et simplement sucrée.

  De la même façon, une des images les plus symptomatiques et les plus belles du canon (l’homme sur le pic) est littéralement massacré. Point ici de mystérieuse silhouette  perchée sur une colline qui se détache devant la lune dans le lointain mais un vague plan de Holmes s’éclipsant dans les fourrés.

  La bande sonore est effroyablement plate : pas de vent qui souffle, pas de hurlements dans le lointain.

  Du roman gothique de Conan Doyle, la Granada a tiré un téléfilm sans atmosphère, sans terreur.

Triste.

   A partir de ce moment, il n’y a, en gros, plus à sauver que quelques épisodes courts (« Le client célèbre », par exemple, grâce à la prestation d’excellents acteurs de « second plan ») dans ce qui me semble un océan de platitude.

  Sur la fin, en plusieurs occasions, les adaptateurs décident de mélanger plusieurs aventures un seul épisode et proposent de longs téléfilms qui, cette fois, bénéficient d’un montage.

   Hélas, le responsable de ce montage semble avoir fumé la moquette ou être resté dans un mauvais trip : certains passages sont littéralement incompréhensibles à force d’allers-retours d’un espace-temps à un autre. On dirait presque que la Granada s’est rendue compte des carences affectant les précédents longs métrages et pèche par excès inverse.

  Bref, en ce qui me concerne, on est loin de l’ « adaptation ultime » célébrée par beaucoup d’holmésiens.

  Tout ça, pour être tout à fait honnête, n’a aucune espèce d‘importance (chacun ses goûts, après tout).

  Cependant, à force de lire et d’entendre des commentaires dithyrambiques à propos de cette série et de cet interprète, je fini par me dire que j’ai pas lu le même canon que les autres.

  En tout cas, voilà, jetés un peu pêle-mêle après une longue journée, quelques-uns de mes arguments en  défaveur  de « Jibi » et de la série Granada.

  J’ajoute que, au niveau de « La Seconde Tache », ça n’engage que moi.

Quant aux autres membres fondateurs, Jean Robben aime plutôt la série et, pour Vincent Diet, Jeremy Brett est le meilleur Sherlock Holmes (y’a quasiment que le bon vieux Lord Machinchose aka Kevin Collette qui soit de mon n’avis).

  Voilà qui, en tout cas, est dit (clairement, j'espère) une fois pour toutes .

JC Mornard

 

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Our man from Bond Street
Sunday, 6. December 2009

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Our man from Bond Street

 Vous aimez la vodka-martini (secouée, non agitée) ? Les créatures de rêve en bikini ? Les gadgets à faire rougir Pif de jalousie ? Bref, vous êtes fan de l'agent 007 et vous cherchez des news et des anecdotes ?

Allez donc jeter un oeil (only) sur la page de l'ami Kevin B. Collette:

http://ourmanfrombondstreet.blogspot.com/

 

Que votre Bond préféré soit Sir Sean, Sir Roger, l'éphémère George, l'à peine moins éphémère Timothy, le bien coiffé Pierce ou le menaçant Daniel vous y trouverez votre bonheur.

L'ami Kevin, pour mémoire, est zeu spécialiste frenchy de l'homme au permis de tuer.

 

Une dernière chose: le blog est rédigé dans la langue de Shakespeare.

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Sherlock Holmes contre Godzilla
Sunday, 8. November 2009

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Sherlock holmes contre Godzilla

   Paf !  En me baladant sur le net, je tombe (en pamoison) sur la la news qui tue !!!

   D'abord sur Horreur.net puis sur différents sites et blogs.

  Cette fois les holmésiens chatouilleux qui voient déjà d'un mauvais oeil le film en devenir  de Guy Ritchie vont faire une attaque cérébrale, perdre bras et jambes, manger du foin et se rouler dans la boue en hurlant des obscénités en gaélique.
   En 2010 , parallèlement à la big machine du sieur Ritchie, sortira un téléfilm intitulé sobrement "Sherlock Holmes",.

    La chose est produite par Asylum (apparemment pour une poignée de livres sterlings) et réalisé par Rachel Goldenberg avec Ben Snyder (1m73... la mode est aux Sherlock courts sur pattes !) dans le rôle titre.
     Dans cette production (dont les photos circulant sur le net montrent une reconstitution victorienne  terriblement cheap, genre costumes de chez C&A et un figurant et demi quand figurant il y a... perso, je me réjouis déjà !!!) le grand détective luttera contre... des dinosaures !!! Hélas, y'a pas de photos des bestioles !!!

    L'histoire ne dit pas si le professeur Challenger sera de la partie.

    Toutefois, d'après certaines photos, on peut déjà deviner que le téléfilm en question louchera vers le steampunk: machines improbables, combinaison spatialo-vernienne... je bave un peu, pardon !!!

     D'autres photos, hautement jubilatoires, nous montrent le petit Sherlock et le bouffi Watson se promenant dans la campagne anglaise dans une atmosphère digne des romans-photos de "Nous Deux".

      Bref,  selon toute apparence, le Sherlock Holmes que Jésus Franco aurait pu réaliser !

J'arrête ici, ça m'excite trop !!! Autant vous laisser savourer les photos:

http://www.horreur.net/film-9549-Sherlock-Holmes-2010.html

http://roberthood.net/blog/index.php/2009/10/07/sherlock-holmes-vs-giant-monsters/

http://www.dailypost.co.uk/news/north-wales-news/2009/10/01/caernarfon-transformed-to-victorian-london-for-new-sherlock-holmes-film-55578-24824031/

JC Mornard

 

 

 

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La Seconde Tache présente....
Saturday, 18. July 2009

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La nuit tombe sur Baker Street

Visible sur le site "La seconde Tache", http://www.jean-claude-mornard.com/

le court métrage dont je causais ci-dessous... soyez t'indulgents: nous ne sommes pas des comédiens !

 

 

JC Mornard

 

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Les news de la Seconde Tache: La nuit tombe sur Baker Street
Tuesday, 30. June 2009

 Rappel:  ce blog n'est qu'une extension  du site "La Seconde Tache":

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La nuit tombe sur Baker Street

  On cause et on cause du film à venir de Guy Ritchie (y'en a qui aiment déjà, y'en a qui détestent d'office: wait and see).

   Mais, rien ne sera épargné aux holmésiens trop sensibles !

    Avant la sortie de cette superprod' qui a déjà fait couler tant d'encre, La Seconde Tache va bientôt vous proposer un court métrage, intitulé La nuit tombe sur Baker Street, qui risque de faire grincer les dents des quelques indulgents qui jeteront un oeil dessus.

    Ce court-métrage (actuellement en fin de  préparation) est inspiré d'une courte BD que j'avais fait paraître en son temps sur le site de la SSHF et se situe à l'époque où Holmes décide d'abandonner le métier de détective pour se consacrer à l'apiculture.

    Réalisé par Jean Robben , scénarisé et dialogué par "je" , il sera en noir et blanc (pour l'ambiance) et présentera "nos héros" évoluant dans des décors dessinés (pour éviter les sempiternels draps noirs et autres bouts de cour utilisés dans "Le dernier problème") évoquant le Londres du début du XXe siècle.

Avec un peu de chance (ou de malchance, selon le point de vue) il sera visible sur le site de La seconde Tache dans le courant du mois de juillet.

 

JC Mornard ( alias, dans le film, JohnH. Watson, md)

   

    

   

 

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La Seconde Tache: le dernier film de l'ami Jean Robben
Sunday, 14. June 2009

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La solution du docteur Zillard

 

L'ami Jean Robben vient de terminer un court métrage mélant animation numérique et personnages réels.

Il s'agit d'un hommage déconnant et décalé aux films de momies made in Hollywood ou aux aventures de Blake et Mortimer ( "Le mystère de la grande pyramide" en particulier), avec un clin d'oeil holmésien vers la fin.

Le film (une dizaine de minutes qui lui ont demandé des mois de travail) est visible sur Youtube dans sa version presque définitive (une courte scène animée a été rajoutée depuis pour expliquer la disparition de la boule de cristal).

amusez-vous bien (et félicitations à l'artisse !):

http://www.youtube.com/watch?v=Htx8w-LXmTM

 

JC Mornard

 

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La seconde tache: B.A du film de Guy Ritchie
Thursday, 21. May 2009

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La bande annonce, enfin !

 

Elle est enfin visible, la B.A du film si controversé de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr.

Perso je trouve qu'elle décoiffe sérieux ! Et, le film ayant l'air de ne pas manquer d'humour, j'attends sa sortie avec impatience.

http://www.youtube.com/watch?v=k8OM1BA2PIU

 

Bien sûr, le monde holmésien est partagé: certains refusent d'emblée cette modernisation, d'autres sont simplement contents que Sherlock Holmes fasse, après vingt ans, son retour sur grand écran.

Tout cela n'est pas sans rappeler les lazzis qu'ont dû essuyer Michael Keaton (quand les fans ont appris que Tim Burton l'avait choisi pour être son Batman) ou Tom Cruise (même problème avec Lestat le vampire.)

Et pourtant , les deux se sont avérés excellents !

Bref, même si Robert Downey Jr ne ressemble pas, de prime abord, à l'image que l'on se fait de Holmes, l'essentiel, pour moi, est qu'il s'intègre bien au film (et personne ne lui demande d'être crédible au-delà des deux heures de projection, de devenir le "Holmes définitif").

De plus, c'est un excellent comédien et, après tout (ou avant tout !) c'est plus important que son physique, sa barbe de trois jours, ses petites lunettes noires ou son chapeau difforme ! Ca, c'est juste une façon plus "in" de représenter l'excentricité (bien réelle) du personnage.

 

JC Mornard

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Les parodies de la Seconde Tache
Monday, 11. May 2009

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Le mystère des pattes de mouches

Par Zéphyron Tartagueule

 

 

 

   Ce matin-là, mon vieil ami Shamrock Horse était d’humeur badine.

    Il est comme ça, Horse : des fois, il est d’humeur badine, des fois d’humeur chat à neuf queues, des fois d’humeur fouet de chasse.

   Lorsque je le rejoignis dans le salon, il me fit déculotter et me donna 67 coups de badine sur les fesses.

   Ce petit rituel innocent se reproduisait environ sept ou huit fois par jour.

   - Ca vous a fait du bien, Hansom ?

   - Vachement ! Vivement que vous soyez d’humeur batte de baseball  entourée de fil de fer barbelé !

   - Je prévois ça pour après-demain, mon cher ami.

   - Cool.

   A cet instant, le détective poussa un hurlement sauvage en pointant un doigt décharné en direction de la table du petit déjeuner.

    - Regardez, Hansom !

    - Quoi ?

    - Il y a des traces de pattes de mouche dans le beurre !

    - Et alors ?

    - Nous sommes en décembre, cher et bête ami !

    C’est pourtant vrai que nous étions en décembre. Période de glissades dans la neige, de tartes aux crustacés, de marrons chauds dans la gueule, de sapins de Noël mal fichus, de chants doucereux, de coït chez les indigènes de Bruxelles-nord.

   Décembre, le mois des bonshommes de neige, des…

- La ferme, Hansom ! L’important, c’est qu’il n’y a pas de mouche en décembre !

- Vraiment ?

- Pas plus que de cerveau dans votre boîte crânienne, je puis vous l’assurer ! Voila un mystère intriguant, énigmatique et néanmoins mystérieux !

  Horse se gratta longuement le dos avec son violon et urina dans la cheminée.

  C’était son habitude lorsqu’il était confronté à un problème insoluble.

  - Pourquoi diable n’y aurait-il pas de mouche en décembre ? demandai-je, tout en cirant mes bottes de pêcheur et en donnant un petit coup de peigne à un yorkshire qui venait d’entrer par la fenêtre en voletant.

  - Qu’est-ce que j’en sais, moi ! Il n’y en a pas et puis c’est tout !

   - Quelle autorité, Horse ! Vous m’impressionnez !

- Et encore : vous ne m’avez jamais vu tout nu !

  Je pouffai.

    - Mais si ! Souvenez-vous : le jour où vous aviez décidé de dresser des phoques dans la fontaine de Trafalgar Square !

- C’est pourtant vrai ! Quelle mémoire, Hansom !

- Que fait-on à propos de ce mystère, Horse ?

- Quel mystère, Hansom ?

- Mais, voyons ! Celui des pattes de mouches dans le beurre !

   Shamrock Horse se mit à réfléchir intensément.

  Je voyais bien qu’il réfléchissait intensément au fait qu’il se coupait les ongles des orteils avec les dents.

   C’est, chez mon vieil ami, le signe indiscutable de l’intense réflexion.

   Parfois, il se passe un hareng mort dans les cheveux.

   Mais, ce jour-là, aucun hareng mort ne nous avait rendu visite et Horse devait faire avec les moyens du bord.

   Il fuma ensuite douze pipes en m’en fit trois.

  Epuisé, j’allais dormir une heure dans le panier du chien (tellement épuisé, en fait, que j’avais oublié que nous n’avions pas de chien !)

  Shamrock Horse, tout à ses réflexions, alla jouer du violon dans les toilettes.

  Je pense qu’il en profita pour faire caca mais, n’ayant pas été directement témoin de la scène, je m’en voudrais d’induire mes lecteurs en erreur.

  Lorsqu’il ressortit, une expression de triomphe éclairait son visage taillé aux ciseaux à ongles.

   - J’ai trouvé ! mugit-il en dansant une petite gigue sur le tapis.

   - Le papier toilette ?

   - Non ! La solution du problème !

   - Qu’elle est t’elle, si j’ose m’exprimer aussi vulgairement ?

    - Nous nous passerons de beurre sur nos toasts !

    - C’est génial, Horse !

    - N’est-ce pas ?

    - Vous êtes unique !

    - Y’a pas d’autre mot.

    Ainsi s’acheva l’affaire des pattes de mouches.

     Le lendemain, nous fûmes confrontés au problème des traces de couilles de bouc dans le potage mais, ceci est une autre histoire.

 

 

 

 

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Star Trek XI
Saturday, 2. May 2009

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D'après notre camarade Kevin Collette (qui a eu la chance de le voir en avant-première... et deux fois, s'il vous plait !) le nouveau Star Trek est bourré de reférences holmésiennes.

Ce n'est pas la première fois que les deux univers se croisent: Nicholas Meyer, holmésien renommé, est aussi le réalisateur et scénariste de plusieurs Star TRek et ne s'est jamais privé de placer des répliques fameuses autant que canoniques dans la bouche des membres de l'équipage de l'entreprise.

C'est ainsi que, au travers de la fameuse formule "When you have excluded the possible, whatever remain, hoever impossible, must be the trust", on apprend (dans Star Trek VI) que Spock est un descendant de Sherlock Holmes (celui-ci affichant une méfiance viscérale vis-à-vis de tout ce qui s'apparente à la sexualité, on se demande comment la chose est possible, m'enfin...)

Toujours d'après l'ami Kevin, le film en lui-même est une revisitation du mythe Star Trek aussi puissante que "Casino Royale" a pu l'être dans le cas de James Bond.

Bref, il ne tarit pas d'éloges.

Wait and see.

Perso, j'ai beaucoup de mal à m'imaginer de nouveaux acteurs dans la peau de Kirk, Spock, Mc Coy et les autres. Toutefois, j'attends avec impatience de retourner faire un petit tour where no man has gone before.

 

JC Mornard

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Les reportages de La Seconde Tache
Sunday, 8. February 2009

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Les carnets de voyage du Lord en vadrouille

 Bons Baisers d’ Edinburgh

( ou «  Manger du Haggis et Mourir » )

 

A l’été 2002 , une mienne amie ( au sujet de  laquelle je nourrissais de sombres projets nocturnes que la morale réprouve ) me proposa de bénéficier d’un weekend end en sa compagnie organisé par sa société sur la bonne ville d’Edimbourg …

Ayant déjà foulé les pavés glissants de la citée écossaise près de vingt ans auparavant, et en ayant gardé un excellent souvenir (comprendre : il n’avait pas plu…), j’acceptais avec joie .

 

But de la manœuvre ( outre l’objectif principal – à savoir vaincre les dernières résistances de la Belle … ) : partir sur les traces de Sir Conan ( Arthur , pas le Cimmérien… ), et sur celles de Sean Connery , natif de la ville et écossais pur souche préferant de loin un bon whisky à une Vodka Martini…

 

Par un remarquable hasard , lors de nos pérégrinations diurnes , nous avons atterri dans un petit pub local qui ne payait pas de mine , mais devenu aujourd’hui point de chute de milliers de pèlerins échappés de Poudlard ( Hogwarth ,en V.O ) .

Je veux bien sûr parler du café où une jeune et transie J.K Rowlings rédigea le manuscrit d’Harry Potter and the Sorcerer Stone.

Damned tiens : si ça se trouve, on l’a peut-être même croisé là-bas sans le savoir, la Rowlings …

 

Bref , Edimbourg , outre le fait d’être une ville fort sympathique ( l’hospitalité écossaise , à base de tonneaux de houblon et de monceaux de charcuterie diverse  , n’étant pas un mythe ) a la particularité d’avoir à la fois donné naissance à l’immortel premier interprète de l’agent 007  ( que Fleming dota d’une généalogie écossaise illico après avoir fait la connaissance de Sir Sean ) , mais aussi d’avoir favorisé les élucubrations littéraires d’un certain ACD .

 

Difficile de ne pas s’en apercevoir d’ailleurs, vu la statue massive trônant au centre de la ville , et les nombreux estaminets faisant référence au Canon ( cf documents visuels inclus ) .

 

Le côté Victorien, voire même médiéval, de la cité des Scots permet très facilement de se replonger instantanément dans l’Angleterre du XIXème, voire même du siècle précèdent …

Comme l’atteste un restaurant à thème des plus sympathiques, baptisé lui, le...  « Frankenstein’s Tavern  »  (www.frankenstein-pub.co.uk). Décoré comme dans le film de James Whale, l’immense salle à manger vaut le détour , et les habiles propriétaires ont même poussé la perfection jusqu’à y inclure une antichambre recréant une partie du labo de ce bon Victor , complet avec arcs électriques et table d’opération…Bref une curiosité que je recommande chaudement aux Fans de la Hammer et de Mary Shelley …

Comme le souligne la publicité sur le site …Nobody Does it Better than Frankenstein ! (houlà , voila une transition toute trouvée avec la dernière étape de notre périple écossais )

 

 

 

Troisième lieu de pèlerinage obligatoire : Fontainbridge Street , la rue où Sir Sean vit donc le jour dans un misérable taudis . La ville n’étant pas si étendue que cela, il suffit juste de demander son chemin ( en prêtant une oreille des plus attentives à la réponse , vu le rugueux accent des locaux…) .

Initiative importante : la ville a même apposé une plaque officielle devant l’ancienne demeure de l’acteur …

Quiconque s’arrête devant cette dernière ne peut que mesurer le talent et la pugnacité du Thomas Connery en question, qui réussit à fuir la distillerie locale (au bout de sa rue à gauche ) et l’entreprise de pompes funèbres ( où il travailla un temps ) à sa droite….Pour tenter sa chance dans un obscur concours de Mr Univers un beau jour de 1959…Chapeau bas , Sir Sean …

 

Bref, si vous en avez l’occasion , venez visiter la belle cité d’Edinburgh , qui regorge littéralement d’évènements culturels tout au long de l’année ( mention spéciale à un Salon du livre à la réputation internationale….)

 

Kevin Collette

 

P.S : le mot de la fin ? Ah, ben, malgré mes plans machiavéliques , je n’ai pas réussi lors de ce séjour écossais à abuser de mon accorte compagne . Sigh…

 

®© Texte & photos Media Bis 2009 ( K.B.C )

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Les critiques de la Seconde Tache
Monday, 15. December 2008

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Le Crime parfait de Sherlock Holmes

Horace Brendon

e/dite 2004

218p

18€

 

Considéré par certains holmésiens comme le plus mauvais pastiche de tous les temps, le "Plan 9 from outer space" des pastiches, ce bouquin avait, en toute logique, éveillé ma curosité.

N'ayant plus rien à me mettre sous la dent creuse, j'ai donc lu la chose en question.

 

Bon, disons le d'entrée de jeu, c'est un drôle de truc. Je ne pense pas, comme cela a été dit, que ce livre soit mal écrit...par contre, il est traduit avec les pieds par Ronald Nossintchouk qui fait dans le littéral et n'évite aucun piège !  Les faux amis, les expressions typiques qui ne veulent rien dire en français, les constructions de phrases dont l'ordre aurait dû être un peu bousculé pour demeurer agréable au yeux du lecteur francophone...bref, si "Le crime parfait de Sherlock Holmes" est (pesque) illisible, Ronald Nossintchouk, à mon numble havis, porte la plus grande part de responsabilité. Le correcteur vient ensuite (s'il y a eu un correcteur !) qui laisse passer des coquilles et des fautes d'orthographe en pagaille et plus ou moins à chaque page.

 

Et l'histoire ?  Ben...elle est pas terrible non plus. En gros, Sherlock Holmes commet un crime parfait par amour pour une de ses clientes qui, en réalité (je vous nique le suspense mais c'est pas grave: y'en a pas !) le roule dans la farine. Déjà, c'est pas trop crédible mais, en plus, c'est pas passionnant (non, je ne bégaie pas papa !).

 

Pourquoi je l'ai lu jusqu'au bout ? Ben...comme je l'ai écrit plus haut, j'avais rien d'autre à me mettre sous la dent, et puis, le début ne m'a pas semblé si catastrophique que ça (à part la traduction de Nossintchouk): Il m'a même semblé, pendant un moment, que le portrait psychologique de Holmes et Watson était intéréssant, que l'approche des personnages était beaucoup plus subtile que dans d'autres pastiches plus cotés. Brendon casse même les reins à quelques clichés qui perdurent contre varech et marées. J'en arrivais même à souhaiter une nouvelle traduction, digne de ce nom, apte à donner une seconde chance à la prose de Brendon sur le marché francophone.

Hélas, tout cela se barre en couille au fil des pages et part dans le portnawak: Holmes est présenté comme un amant fougueux (Mycroft aussi, au passage !), les considérations psychologiques deviennent répétitives, les scènes se suivent et se ressemblent (en gros, Holmes et Watson  n'arrêtent pas de discuter à propos de tout et n'importe quoi, en buvant de la pintade et en mangeant du bon vin) , l'histoire principale rame sur un lac de choucroute, les personnages deviennent surchargés (et Holmes aime les papillons - tiens, c'était pas Stapleton ?- ,et Holmes fait du yoga, et Holmes fait de la gymnastique suédoise, et Holmes s'achète une nouvelle garde-robe parce-qu'au fond il est coquet comme un coquelet)...on finit, à force de détails, par le trouver bien flou, ce Holmes-là ! Qui veut trop prouver n'amasse pas mousse, mister Bender.

 

Bref, j'ai cru au début que j'allais pouvoir jouer les don Quichotte et réhabiliter un livre dont la mauvaise réputation reposait essentiellement sur sa traduction mais je l'ai eu dans l'oreille large et profond ! Le bouquin est réellement mal fichu !

 

Un truc positif pour finir ?  Euuuuuuh... l'illustration de couverture par Nicollet, comme d'hab, est plutôt chouette. Grâce à elle, le bouquin ne fera pas trop mal dans votre bibliothèque.

JC Mornard

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Les parodies de la Seconde Tache
Sunday, 23. November 2008

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Le Mystère de la table à cinq pieds

par Grunwald Starpilot

 

Par un sombre matin du mois de gingembre 1888 et demi, mon vieil ami Shamrock Horse se trouva confronté à l'affaire la plus curieuse, la plus périlleuse, la plus énigmatique, la plus incroyable, la plus phénoménale, la plus extraordinaire, la plus fabuleuse, la plus invraissemblable de sa pourtant longue carrière.

Il venait de résoudre le mystère des quatre cyclistes pétomanes et, aspirant à un repos bien mérité, se prélassait sur le canapé en lisant les aventures de Babar.

Quant à moi, fatigué par une longue nuit de veille au chevet d'un oncle malade dont j'avais fini par m'apercevoir qu'il n'était pas mon oncle vu que je n'en avais pas, je rongeai pensivement un os de poulet retrouvé dans la poche de mon pyjama en poil de castor.

Soudain, on frappa à la porte.

Horse lança les aventures de Babar dans la cheminée et se rua sur moi pour m'arracher mon pilon de poulet qu'il cacha sous le paillasson.

Ensuite, il se recoiffa avec un squelette d'oiseau-mouche posé sur le guéridon et ouvrit la porte.

Notre visiteur était un homme de taille moyenne, doté d'un nez énorme derrière lequel son visage disparaissait presqu'entièrement.

Son haleine fleurait le gin et la crotte de chien.

Il portait un costume à gros carreaux verts et jaunes et un chapeau en forme de cheminée d'usine.

Ses favoris, qui n'avaient manifestement plus été taillés depuis des lustres, tombaient jusqu'à ses chaussures en cuir de berger allemand.

"Banal" était le mot qui me vint naturellement à l'esprit lorsque je jaugeais sa personne de la tête aux pieds, en passant par les oreilles et les poils sur les phalanges.

- Lequel d'entre vous est M. Shamrock Horse ? demanda-t-il à la cheminée.

- Je constate que vous êtes myope, fit Shamrock Horse d'un ton suffisant.

- Waw ! Vous êtes encore plus fort qu'on ne le dit ! s'exclama l'homme en regardant le portrait du général Gordon.

- Je suis là, dit Shamrock Horse en donnant un coup de poing dans le dos du visiteur.

- Et moi, je suis ici, ajoutais-je en lâchant une caisse sonore afin que l'homme puisse me localiser plus facilement.

Le visiteur, me confondant sans doute avec le canapé, s'assit sur mes genoux.

- Votre canapé est confortable, fit-il à l'intention de l'horloge.

- Merci, fis-je.

- Et, en plus, il parle ! s'esbaudit l'homme. Où l'avez-vous trouvé ?

- C'est fini, les conneries ? demanda Horse en débarassant notre visiteur de son chapeau avant de s'asseoir dessus (sur le chapeau, donc, pas sur notre visiteur: Shamrock Horse est excentrique mais pas à ce point !) Si vous nous révéliez le but de votre visite...

L'homme me frotta longuement le menton, en proie à une réflexion intense.

Ensuite, pour faire bonne mesure, il me gratta la tête.

- Je ne sais plus, finit-il par avouer. Je me souviens que j'ai besoin de votre aide, mais je serais bien en peine de dire à quel sujet !

- Non seulement vous êtes myope, railla Horse, mais vous me semblez aussi con comme une table à cinq pieds !

L'inconnu se mit à battre des mains.

- Ce que vous êtes doué, M. Horse ! Encore une fois, vous avez mis dans le mille ! Depuis que je suis tout gosse, on n'arrête pas de me dire que je suis con comme une table à cinq pieds ! Ma mère me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Ma nourrice me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mes professeurs me disaient que j'étais con comme une table à cinq pieds! Pendant mon service militaire, les officiers me disaient que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mon ex-femme me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mes camarades de club me disent que je suis con comme une table à cinq pieds ! Mon...

- Dans toute légende, il y a un fond de réalité ! interrompit Shamrock Horse d'une voix coupante.

- Voilà qui est bien dit, M. Horse !

- Arrêtez de me lancer des fleurs ! C'est un truc qui m'agace: surtout de la part d'un type dont l'haleine sent le gin et la crotte de chien !

- Comme c'est vrai, M. Horse, comme c'est vrai !

- Horse a toujours raison, renchéris-je.

- Ca suffit Hansom ! N'en rajoutez pas une couche !

Ce disant, Horse louchait vers le tisonnier et, comme je ne me souvenais que trop bien  du coup sur l'oreille qu'il m'avait donné quleques jours plus tôt, après que j'eus émis quelques doutes -légitimes à mon avis- quant à sa façon de déclamer du Shakespeare tout nu à la fenêtre, je décidai de la fermer.

- Je me souviens! fit soudain notre visiteur en me frappant le front.

- C'est pas dommage ! rétorqua Shamrock Horse en posant un disque de Marc Aryan sur la platine.

- Je suis venu vous voir parce-que tout le monde me dit que je suis con comme une table à cinq pieds !

Horse soupira.

- Ca, on l'a déjà dit ! Où est le mystère là dedans ?

L'homme sembla se plonger à nouveau dans une profonde réflexion.

- C'est à dire que...je ne sais pas exactement ce qu'est une table à cinq pieds.

Shamrock Horse partit d'un de ces éclats de rire qui ressemblaient au fracas d'une vitre qui se brise.

- Eclairez donc la lanterne de monsieur, Hansom !

Je fouillais mes poches à la recherche d'une boîte d'allumettes.

- Allons, maugréa Horse. Ne me dites pas que vous ne savez pas non plus ce qu'est une table à cinq pieds ?!? Ne suis-je donc entouré que d'incultes ?

Je haussai les épaules un peu trop brusquement ce qui eut pour effet d'envoyer notre client rouler sur le sol.

Le détective en profita pour lui donner un coup de pied vicieux dans les côtes avant d'allumer posément sa pipe en peau de singe.

- Une table à cinq pieds, commença-t-il d'un ton docte, est...

- Vite, Horse, je me languis de connaître la solution de cette terrifiante énigme.

- Si vous m'interrompez sans cesse, non seulement vous ne la connaîtrez jamais mais, en plus, je vais vous mettre mon poing sur la figure. Ou mon pied au cul, selon l'humeur du moment.

- Bien envoyé, râla notre visiteur depuis le parquet sur lequel il se roulait de douleur.

- Vous, on ne vous demande rien ! m'emportai-je en lui faisant respirer ma chaussure gauche.

L'homme s'évanouit et Horse et moi pûmes reprendre notre passionnante discussion.

- Une table à cinq pieds, Hansom, c'est à peu près la même chose qu'une table à quatre pieds.

- Incroyable ! Je n'aurais jamais cru ça !

- Et pourtant, c'est la vérité. L'unique différence entre une classique table à quatre pieds et une table à cinq pieds et que cette dernière compte un pied de plus !

- Qu'entendez-vous excatement par "un pied de plus" ?

Horse s'approcha du tableau noir et se mit à griffonner divers schémas à l'aide d'un morceau de saindoux qu'il avait l'habitude d'utiliser en guise de craie.

- Regardez bien: voici une table classique. Vous constatez qu'elle possède quatre pieds.

- Jusque là, pas de problème.

- Mais, si j'ajoute un cinquième pied...

- Où ça ?

Il fit courrir le saindoux sur l'ardoise.

- Ici, par exemple.

- Au beau milieu ?

- Ce n'est pas obligatoire, Hansom. Je peux le placer ailleurs: à gauche, à droite, dessus, dessous... où vous voulez.

Je réfléchis un bref instant.

- A gauche me semble convenir.

- Excellent choix, Hansom.

Il ajouta un pied à gauche de son dessin.

- Bravo ! fis-je. Vous êtes un grand artiste !

Horse balaya l'argument d'un geste du nez.

- L'important n'est pas là, Hansom: regardez attentivement mon dessin.

Ce que je fis.

- Combien de pieds possède à présent cette table, Hansom ?

- Euh...

- Prenez votre temps.

- Cinq ?

- Excellent ! Vous progressez de jour en jour ! Et, pourquoi a-t-elle cinq pieds ?

- Euuuuh...

- Ne vous précipitez pas pour répondre.

- Parce-que...

- Oui ?

- Parce-que ...parce-que vous en avez rajouté un !

Shamrock Horse me donna une grande tape sur l'épaule.

- Parfaitement ! Je n'aurais pas mieux résumé la situation: cette table possède cinq pieds parce-que j'en ai rajouté un aux quatres qu'elle possédait à l'origine !

Ce disant, il réveilla notre visiteur en lui enfournant son morceau de saindoux dans une narine.

- Regardez, mugit Horse. Voici un exemple de table à cinq pieds !

L'homme dansa de joie et embrassa Horse sur chaque favori.

- Merci, merci ! Le grand mystère de ma vie est enfin éclairci !

Horse s'apprétait à reconduire notre trop expensif visiteur jusqu'à la porte (ou la fenêtre) lorsque, sans prévenir, l'homme ajouta:

- Toutefois...

- Quoi encore ? demanda le détective.

- En quoi est-ce tellement con, une table à cinq pieds ?

- C'est vrai, ça, Horse ? En quoi est-ce tellement con, une table à cinq pieds ?

Mon vieil ami nous regarda à tour de rôle, le visiteur et moi.

- Allez donc admirer votre reflet dans un miroir, messieurs. Vous comprendrez !

Je me souvins alors que j'avais une grande psyché dans la poche arrière de mon pantalon.

L'homme et moi nous y mirâmes.

- On a l'air con, ne pus-je m'empêcher de faire remarquer.

- Et bien voilà ! triompha Shamrock Horse. Vous avez enfin compris!

Là dessus, il s'empara d'un chat qui passait par hasard et en tira de mélancoliques sonorités après lui avoir fourré son archet dans le cul.

Une fois notre visiteur parti, je crois bien que je me suis endormi.

Ou alors, je suis allé aux toilettes, j'ai oublié les détails.

En tout cas, cette affaire a trouvé une digne conclusion.

 

FIN

 

 

 

 

 

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Les bonnes nouvelles de la Seconde Tache
Sunday, 23. November 2008

Bonne nouvelle: notre camarade Kevin B. Collette vient de me prévenir que le troisième tome de la "trilogie Moriarty" , de John Gardner ( plus connu dans les milieux non holmésiens pour sa reprise du James Bond littéraire) allait être publié à titre posthume.

En savoir plus:

http://www.john-gardner.com/

 

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