Les news de la Seconde Tache: La nuit tombe sur Baker Street
Tuesday, 30. June 2009

 Rappel:  ce blog n'est qu'une extension  du site "La Seconde Tache":

http://www.jean-claude-mornard.com

 

La nuit tombe sur Baker Street

  On cause et on cause du film à venir de Guy Ritchie (y'en a qui aiment déjà, y'en a qui détestent d'office: wait and see).

   Mais, rien ne sera épargné aux holmésiens trop sensibles !

    Avant la sortie de cette superprod' qui a déjà fait couler tant d'encre, La Seconde Tache va bientôt vous proposer un court métrage, intitulé La nuit tombe sur Baker Street, qui risque de faire grincer les dents des quelques indulgents qui jeteront un oeil dessus.

    Ce court-métrage (actuellement en fin de  préparation) est inspiré d'une courte BD que j'avais fait paraître en son temps sur le site de la SSHF et se situe à l'époque où Holmes décide d'abandonner le métier de détective pour se consacrer à l'apiculture.

    Réalisé par Jean Robben , scénarisé et dialogué par "je" , il sera en noir et blanc (pour l'ambiance) et présentera "nos héros" évoluant dans des décors dessinés (pour éviter les sempiternels draps noirs et autres bouts de cour utilisés dans "Le dernier problème") évoquant le Londres du début du XXe siècle.

Avec un peu de chance (ou de malchance, selon le point de vue) il sera visible sur le site de La seconde Tache dans le courant du mois de juillet.

 

JC Mornard ( alias, dans le film, JohnH. Watson, md)

   

    

   

 

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La Seconde Tache: le dernier film de l'ami Jean Robben
Sunday, 14. June 2009

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La solution du docteur Zillard

 

L'ami Jean Robben vient de terminer un court métrage mélant animation numérique et personnages réels.

Il s'agit d'un hommage déconnant et décalé aux films de momies made in Hollywood ou aux aventures de Blake et Mortimer ( "Le mystère de la grande pyramide" en particulier), avec un clin d'oeil holmésien vers la fin.

Le film (une dizaine de minutes qui lui ont demandé des mois de travail) est visible sur Youtube dans sa version presque définitive (une courte scène animée a été rajoutée depuis pour expliquer la disparition de la boule de cristal).

amusez-vous bien (et félicitations à l'artisse !):

http://www.youtube.com/watch?v=Htx8w-LXmTM

 

JC Mornard

 

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La seconde tache: B.A du film de Guy Ritchie
Thursday, 21. May 2009

Rappel: ce blog n'est qu'une toute petite extension du site "La seconde Tache". Allez donc jeter un oeil sur http://www.jean-claude-mornard.com  , vous y trouverez des gags, des dessins animés et toutes sortes de choses rigolotes en rapport avec Sherlock Holmes.

 

 

La bande annonce, enfin !

 

Elle est enfin visible, la B.A du film si controversé de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr.

Perso je trouve qu'elle décoiffe sérieux ! Et, le film ayant l'air de ne pas manquer d'humour, j'attends sa sortie avec impatience.

http://www.youtube.com/watch?v=k8OM1BA2PIU

 

Bien sûr, le monde holmésien est partagé: certains refusent d'emblée cette modernisation, d'autres sont simplement contents que Sherlock Holmes fasse, après vingt ans, son retour sur grand écran.

Tout cela n'est pas sans rappeler les lazzis qu'ont dû essuyer Michael Keaton (quand les fans ont appris que Tim Burton l'avait choisi pour être son Batman) ou Tom Cruise (même problème avec Lestat le vampire.)

Et pourtant , les deux se sont avérés excellents !

Bref, même si Robert Downey Jr ne ressemble pas, de prime abord, à l'image que l'on se fait de Holmes, l'essentiel, pour moi, est qu'il s'intègre bien au film (et personne ne lui demande d'être crédible au-delà des deux heures de projection, de devenir le "Holmes définitif").

De plus, c'est un excellent comédien et, après tout (ou avant tout !) c'est plus important que son physique, sa barbe de trois jours, ses petites lunettes noires ou son chapeau difforme ! Ca, c'est juste une façon plus "in" de représenter l'excentricité (bien réelle) du personnage.

 

JC Mornard

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Les parodies de la Seconde Tache
Monday, 11. May 2009

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Le mystère des pattes de mouches

Par Zéphyron Tartagueule

 

 

 

   Ce matin-là, mon vieil ami Shamrock Horse était d’humeur badine.

    Il est comme ça, Horse : des fois, il est d’humeur badine, des fois d’humeur chat à neuf queues, des fois d’humeur fouet de chasse.

   Lorsque je le rejoignis dans le salon, il me fit déculotter et me donna 67 coups de badine sur les fesses.

   Ce petit rituel innocent se reproduisait environ sept ou huit fois par jour.

   - Ca vous a fait du bien, Hansom ?

   - Vachement ! Vivement que vous soyez d’humeur batte de baseball  entourée de fil de fer barbelé !

   - Je prévois ça pour après-demain, mon cher ami.

   - Cool.

   A cet instant, le détective poussa un hurlement sauvage en pointant un doigt décharné en direction de la table du petit déjeuner.

    - Regardez, Hansom !

    - Quoi ?

    - Il y a des traces de pattes de mouche dans le beurre !

    - Et alors ?

    - Nous sommes en décembre, cher et bête ami !

    C’est pourtant vrai que nous étions en décembre. Période de glissades dans la neige, de tartes aux crustacés, de marrons chauds dans la gueule, de sapins de Noël mal fichus, de chants doucereux, de coït chez les indigènes de Bruxelles-nord.

   Décembre, le mois des bonshommes de neige, des…

- La ferme, Hansom ! L’important, c’est qu’il n’y a pas de mouche en décembre !

- Vraiment ?

- Pas plus que de cerveau dans votre boîte crânienne, je puis vous l’assurer ! Voila un mystère intriguant, énigmatique et néanmoins mystérieux !

  Horse se gratta longuement le dos avec son violon et urina dans la cheminée.

  C’était son habitude lorsqu’il était confronté à un problème insoluble.

  - Pourquoi diable n’y aurait-il pas de mouche en décembre ? demandai-je, tout en cirant mes bottes de pêcheur et en donnant un petit coup de peigne à un yorkshire qui venait d’entrer par la fenêtre en voletant.

  - Qu’est-ce que j’en sais, moi ! Il n’y en a pas et puis c’est tout !

   - Quelle autorité, Horse ! Vous m’impressionnez !

- Et encore : vous ne m’avez jamais vu tout nu !

  Je pouffai.

    - Mais si ! Souvenez-vous : le jour où vous aviez décidé de dresser des phoques dans la fontaine de Trafalgar Square !

- C’est pourtant vrai ! Quelle mémoire, Hansom !

- Que fait-on à propos de ce mystère, Horse ?

- Quel mystère, Hansom ?

- Mais, voyons ! Celui des pattes de mouches dans le beurre !

   Shamrock Horse se mit à réfléchir intensément.

  Je voyais bien qu’il réfléchissait intensément au fait qu’il se coupait les ongles des orteils avec les dents.

   C’est, chez mon vieil ami, le signe indiscutable de l’intense réflexion.

   Parfois, il se passe un hareng mort dans les cheveux.

   Mais, ce jour-là, aucun hareng mort ne nous avait rendu visite et Horse devait faire avec les moyens du bord.

   Il fuma ensuite douze pipes en m’en fit trois.

  Epuisé, j’allais dormir une heure dans le panier du chien (tellement épuisé, en fait, que j’avais oublié que nous n’avions pas de chien !)

  Shamrock Horse, tout à ses réflexions, alla jouer du violon dans les toilettes.

  Je pense qu’il en profita pour faire caca mais, n’ayant pas été directement témoin de la scène, je m’en voudrais d’induire mes lecteurs en erreur.

  Lorsqu’il ressortit, une expression de triomphe éclairait son visage taillé aux ciseaux à ongles.

   - J’ai trouvé ! mugit-il en dansant une petite gigue sur le tapis.

   - Le papier toilette ?

   - Non ! La solution du problème !

   - Qu’elle est t’elle, si j’ose m’exprimer aussi vulgairement ?

    - Nous nous passerons de beurre sur nos toasts !

    - C’est génial, Horse !

    - N’est-ce pas ?

    - Vous êtes unique !

    - Y’a pas d’autre mot.

    Ainsi s’acheva l’affaire des pattes de mouches.

     Le lendemain, nous fûmes confrontés au problème des traces de couilles de bouc dans le potage mais, ceci est une autre histoire.

 

 

 

 

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Star Trek XI
Saturday, 2. May 2009

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D'après notre camarade Kevin Collette (qui a eu la chance de le voir en avant-première... et deux fois, s'il vous plait !) le nouveau Star Trek est bourré de reférences holmésiennes.

Ce n'est pas la première fois que les deux univers se croisent: Nicholas Meyer, holmésien renommé, est aussi le réalisateur et scénariste de plusieurs Star TRek et ne s'est jamais privé de placer des répliques fameuses autant que canoniques dans la bouche des membres de l'équipage de l'entreprise.

C'est ainsi que, au travers de la fameuse formule "When you have excluded the possible, whatever remain, hoever impossible, must be the trust", on apprend (dans Star Trek VI) que Spock est un descendant de Sherlock Holmes (celui-ci affichant une méfiance viscérale vis-à-vis de tout ce qui s'apparente à la sexualité, on se demande comment la chose est possible, m'enfin...)

Toujours d'après l'ami Kevin, le film en lui-même est une revisitation du mythe Star Trek aussi puissante que "Casino Royale" a pu l'être dans le cas de James Bond.

Bref, il ne tarit pas d'éloges.

Wait and see.

Perso, j'ai beaucoup de mal à m'imaginer de nouveaux acteurs dans la peau de Kirk, Spock, Mc Coy et les autres. Toutefois, j'attends avec impatience de retourner faire un petit tour where no man has gone before.

 

JC Mornard

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Les reportages de La Seconde Tache
Sunday, 8. February 2009

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Les carnets de voyage du Lord en vadrouille

 Bons Baisers d’ Edinburgh

( ou «  Manger du Haggis et Mourir » )

 

A l’été 2002 , une mienne amie ( au sujet de  laquelle je nourrissais de sombres projets nocturnes que la morale réprouve ) me proposa de bénéficier d’un weekend end en sa compagnie organisé par sa société sur la bonne ville d’Edimbourg …

Ayant déjà foulé les pavés glissants de la citée écossaise près de vingt ans auparavant, et en ayant gardé un excellent souvenir (comprendre : il n’avait pas plu…), j’acceptais avec joie .

 

But de la manœuvre ( outre l’objectif principal – à savoir vaincre les dernières résistances de la Belle … ) : partir sur les traces de Sir Conan ( Arthur , pas le Cimmérien… ), et sur celles de Sean Connery , natif de la ville et écossais pur souche préferant de loin un bon whisky à une Vodka Martini…

 

Par un remarquable hasard , lors de nos pérégrinations diurnes , nous avons atterri dans un petit pub local qui ne payait pas de mine , mais devenu aujourd’hui point de chute de milliers de pèlerins échappés de Poudlard ( Hogwarth ,en V.O ) .

Je veux bien sûr parler du café où une jeune et transie J.K Rowlings rédigea le manuscrit d’Harry Potter and the Sorcerer Stone.

Damned tiens : si ça se trouve, on l’a peut-être même croisé là-bas sans le savoir, la Rowlings …

 

Bref , Edimbourg , outre le fait d’être une ville fort sympathique ( l’hospitalité écossaise , à base de tonneaux de houblon et de monceaux de charcuterie diverse  , n’étant pas un mythe ) a la particularité d’avoir à la fois donné naissance à l’immortel premier interprète de l’agent 007  ( que Fleming dota d’une généalogie écossaise illico après avoir fait la connaissance de Sir Sean ) , mais aussi d’avoir favorisé les élucubrations littéraires d’un certain ACD .

 

Difficile de ne pas s’en apercevoir d’ailleurs, vu la statue massive trônant au centre de la ville , et les nombreux estaminets faisant référence au Canon ( cf documents visuels inclus ) .

 

Le côté Victorien, voire même médiéval, de la cité des Scots permet très facilement de se replonger instantanément dans l’Angleterre du XIXème, voire même du siècle précèdent …

Comme l’atteste un restaurant à thème des plus sympathiques, baptisé lui, le...  « Frankenstein’s Tavern  »  (www.frankenstein-pub.co.uk). Décoré comme dans le film de James Whale, l’immense salle à manger vaut le détour , et les habiles propriétaires ont même poussé la perfection jusqu’à y inclure une antichambre recréant une partie du labo de ce bon Victor , complet avec arcs électriques et table d’opération…Bref une curiosité que je recommande chaudement aux Fans de la Hammer et de Mary Shelley …

Comme le souligne la publicité sur le site …Nobody Does it Better than Frankenstein ! (houlà , voila une transition toute trouvée avec la dernière étape de notre périple écossais )

 

 

 

Troisième lieu de pèlerinage obligatoire : Fontainbridge Street , la rue où Sir Sean vit donc le jour dans un misérable taudis . La ville n’étant pas si étendue que cela, il suffit juste de demander son chemin ( en prêtant une oreille des plus attentives à la réponse , vu le rugueux accent des locaux…) .

Initiative importante : la ville a même apposé une plaque officielle devant l’ancienne demeure de l’acteur …

Quiconque s’arrête devant cette dernière ne peut que mesurer le talent et la pugnacité du Thomas Connery en question, qui réussit à fuir la distillerie locale (au bout de sa rue à gauche ) et l’entreprise de pompes funèbres ( où il travailla un temps ) à sa droite….Pour tenter sa chance dans un obscur concours de Mr Univers un beau jour de 1959…Chapeau bas , Sir Sean …

 

Bref, si vous en avez l’occasion , venez visiter la belle cité d’Edinburgh , qui regorge littéralement d’évènements culturels tout au long de l’année ( mention spéciale à un Salon du livre à la réputation internationale….)

 

Kevin Collette

 

P.S : le mot de la fin ? Ah, ben, malgré mes plans machiavéliques , je n’ai pas réussi lors de ce séjour écossais à abuser de mon accorte compagne . Sigh…

 

®© Texte & photos Media Bis 2009 ( K.B.C )

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Les critiques de la Seconde Tache
Monday, 15. December 2008

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Le Crime parfait de Sherlock Holmes

Horace Brendon

e/dite 2004

218p

18€

 

Considéré par certains holmésiens comme le plus mauvais pastiche de tous les temps, le "Plan 9 from outer space" des pastiches, ce bouquin avait, en toute logique, éveillé ma curosité.

N'ayant plus rien à me mettre sous la dent creuse, j'ai donc lu la chose en question.

 

Bon, disons le d'entrée de jeu, c'est un drôle de truc. Je ne pense pas, comme cela a été dit, que ce livre soit mal écrit...par contre, il est traduit avec les pieds par Ronald Nossintchouk qui fait dans le littéral et n'évite aucun piège !  Les faux amis, les expressions typiques qui ne veulent rien dire en français, les constructions de phrases dont l'ordre aurait dû être un peu bousculé pour demeurer agréable au yeux du lecteur francophone...bref, si "Le crime parfait de Sherlock Holmes" est (pesque) illisible, Ronald Nossintchouk, à mon numble havis, porte la plus grande part de responsabilité. Le correcteur vient ensuite (s'il y a eu un correcteur !) qui laisse passer des coquilles et des fautes d'orthographe en pagaille et plus ou moins à chaque page.

 

Et l'histoire ?  Ben...elle est pas terrible non plus. En gros, Sherlock Holmes commet un crime parfait par amour pour une de ses clientes qui, en réalité (je vous nique le suspense mais c'est pas grave: y'en a pas !) le roule dans la farine. Déjà, c'est pas trop crédible mais, en plus, c'est pas passionnant (non, je ne bégaie pas papa !).

 

Pourquoi je l'ai lu jusqu'au bout ? Ben...comme je l'ai écrit plus haut, j'avais rien d'autre à me mettre sous la dent, et puis, le début ne m'a pas semblé si catastrophique que ça (à part la traduction de Nossintchouk): Il m'a même semblé, pendant un moment, que le portrait psychologique de Holmes et Watson était intéréssant, que l'approche des personnages était beaucoup plus subtile que dans d'autres pastiches plus cotés. Brendon casse même les reins à quelques clichés qui perdurent contre varech et marées. J'en arrivais même à souhaiter une nouvelle traduction, digne de ce nom, apte à donner une seconde chance à la prose de Brendon sur le marché francophone.

Hélas, tout cela se barre en couille au fil des pages et part dans le portnawak: Holmes est présenté comme un amant fougueux (Mycroft aussi, au passage !), les considérations psychologiques deviennent répétitives, les scènes se suivent et se ressemblent (en gros, Holmes et Watson  n'arrêtent pas de discuter à propos de tout et n'importe quoi, en buvant de la pintade et en mangeant du bon vin) , l'histoire principale rame sur un lac de choucroute, les personnages deviennent surchargés (et Holmes aime les papillons - tiens, c'était pas Stapleton ?- ,et Holmes fait du yoga, et Holmes fait de la gymnastique suédoise, et Holmes s'achète une nouvelle garde-robe parce-qu'au fond il est coquet comme un coquelet)...on finit, à force de détails, par le trouver bien flou, ce Holmes-là ! Qui veut trop prouver n'amasse pas mousse, mister Bender.

 

Bref, j'ai cru au début que j'allais pouvoir jouer les don Quichotte et réhabiliter un livre dont la mauvaise réputation reposait essentiellement sur sa traduction mais je l'ai eu dans l'oreille large et profond ! Le bouquin est réellement mal fichu !

 

Un truc positif pour finir ?  Euuuuuuh... l'illustration de couverture par Nicollet, comme d'hab, est plutôt chouette. Grâce à elle, le bouquin ne fera pas trop mal dans votre bibliothèque.

JC Mornard

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Les parodies de la Seconde Tache
Sunday, 23. November 2008

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Le Mystère de la table à cinq pieds

par Grunwald Starpilot

 

Par un sombre matin du mois de gingembre 1888 et demi, mon vieil ami Shamrock Horse se trouva confronté à l'affaire la plus curieuse, la plus périlleuse, la plus énigmatique, la plus incroyable, la plus phénoménale, la plus extraordinaire, la plus fabuleuse, la plus invraissemblable de sa pourtant longue carrière.

Il venait de résoudre le mystère des quatre cyclistes pétomanes et, aspirant à un repos bien mérité, se prélassait sur le canapé en lisant les aventures de Babar.

Quant à moi, fatigué par une longue nuit de veille au chevet d'un oncle malade dont j'avais fini par m'apercevoir qu'il n'était pas mon oncle vu que je n'en avais pas, je rongeai pensivement un os de poulet retrouvé dans la poche de mon pyjama en poil de castor.

Soudain, on frappa à la porte.

Horse lança les aventures de Babar dans la cheminée et se rua sur moi pour m'arracher mon pilon de poulet qu'il cacha sous le paillasson.

Ensuite, il se recoiffa avec un squelette d'oiseau-mouche posé sur le guéridon et ouvrit la porte.

Notre visiteur était un homme de taille moyenne, doté d'un nez énorme derrière lequel son visage disparaissait presqu'entièrement.

Son haleine fleurait le gin et la crotte de chien.

Il portait un costume à gros carreaux verts et jaunes et un chapeau en forme de cheminée d'usine.

Ses favoris, qui n'avaient manifestement plus été taillés depuis des lustres, tombaient jusqu'à ses chaussures en cuir de berger allemand.

"Banal" était le mot qui me vint naturellement à l'esprit lorsque je jaugeais sa personne de la tête aux pieds, en passant par les oreilles et les poils sur les phalanges.

- Lequel d'entre vous est M. Shamrock Horse ? demanda-t-il à la cheminée.

- Je constate que vous êtes myope, fit Shamrock Horse d'un ton suffisant.

- Waw ! Vous êtes encore plus fort qu'on ne le dit ! s'exclama l'homme en regardant le portrait du général Gordon.

- Je suis là, dit Shamrock Horse en donnant un coup de poing dans le dos du visiteur.

- Et moi, je suis ici, ajoutais-je en lâchant une caisse sonore afin que l'homme puisse me localiser plus facilement.

Le visiteur, me confondant sans doute avec le canapé, s'assit sur mes genoux.

- Votre canapé est confortable, fit-il à l'intention de l'horloge.

- Merci, fis-je.

- Et, en plus, il parle ! s'esbaudit l'homme. Où l'avez-vous trouvé ?

- C'est fini, les conneries ? demanda Horse en débarassant notre visiteur de son chapeau avant de s'asseoir dessus (sur le chapeau, donc, pas sur notre visiteur: Shamrock Horse est excentrique mais pas à ce point !) Si vous nous révéliez le but de votre visite...

L'homme me frotta longuement le menton, en proie à une réflexion intense.

Ensuite, pour faire bonne mesure, il me gratta la tête.

- Je ne sais plus, finit-il par avouer. Je me souviens que j'ai besoin de votre aide, mais je serais bien en peine de dire à quel sujet !

- Non seulement vous êtes myope, railla Horse, mais vous me semblez aussi con comme une table à cinq pieds !

L'inconnu se mit à battre des mains.

- Ce que vous êtes doué, M. Horse ! Encore une fois, vous avez mis dans le mille ! Depuis que je suis tout gosse, on n'arrête pas de me dire que je suis con comme une table à cinq pieds ! Ma mère me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Ma nourrice me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mes professeurs me disaient que j'étais con comme une table à cinq pieds! Pendant mon service militaire, les officiers me disaient que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mon ex-femme me disait que j'étais con comme une table à cinq pieds ! Mes camarades de club me disent que je suis con comme une table à cinq pieds ! Mon...

- Dans toute légende, il y a un fond de réalité ! interrompit Shamrock Horse d'une voix coupante.

- Voilà qui est bien dit, M. Horse !

- Arrêtez de me lancer des fleurs ! C'est un truc qui m'agace: surtout de la part d'un type dont l'haleine sent le gin et la crotte de chien !

- Comme c'est vrai, M. Horse, comme c'est vrai !

- Horse a toujours raison, renchéris-je.

- Ca suffit Hansom ! N'en rajoutez pas une couche !

Ce disant, Horse louchait vers le tisonnier et, comme je ne me souvenais que trop bien  du coup sur l'oreille qu'il m'avait donné quleques jours plus tôt, après que j'eus émis quelques doutes -légitimes à mon avis- quant à sa façon de déclamer du Shakespeare tout nu à la fenêtre, je décidai de la fermer.

- Je me souviens! fit soudain notre visiteur en me frappant le front.

- C'est pas dommage ! rétorqua Shamrock Horse en posant un disque de Marc Aryan sur la platine.

- Je suis venu vous voir parce-que tout le monde me dit que je suis con comme une table à cinq pieds !

Horse soupira.

- Ca, on l'a déjà dit ! Où est le mystère là dedans ?

L'homme sembla se plonger à nouveau dans une profonde réflexion.

- C'est à dire que...je ne sais pas exactement ce qu'est une table à cinq pieds.

Shamrock Horse partit d'un de ces éclats de rire qui ressemblaient au fracas d'une vitre qui se brise.

- Eclairez donc la lanterne de monsieur, Hansom !

Je fouillais mes poches à la recherche d'une boîte d'allumettes.

- Allons, maugréa Horse. Ne me dites pas que vous ne savez pas non plus ce qu'est une table à cinq pieds ?!? Ne suis-je donc entouré que d'incultes ?

Je haussai les épaules un peu trop brusquement ce qui eut pour effet d'envoyer notre client rouler sur le sol.

Le détective en profita pour lui donner un coup de pied vicieux dans les côtes avant d'allumer posément sa pipe en peau de singe.

- Une table à cinq pieds, commença-t-il d'un ton docte, est...

- Vite, Horse, je me languis de connaître la solution de cette terrifiante énigme.

- Si vous m'interrompez sans cesse, non seulement vous ne la connaîtrez jamais mais, en plus, je vais vous mettre mon poing sur la figure. Ou mon pied au cul, selon l'humeur du moment.

- Bien envoyé, râla notre visiteur depuis le parquet sur lequel il se roulait de douleur.

- Vous, on ne vous demande rien ! m'emportai-je en lui faisant respirer ma chaussure gauche.

L'homme s'évanouit et Horse et moi pûmes reprendre notre passionnante discussion.

- Une table à cinq pieds, Hansom, c'est à peu près la même chose qu'une table à quatre pieds.

- Incroyable ! Je n'aurais jamais cru ça !

- Et pourtant, c'est la vérité. L'unique différence entre une classique table à quatre pieds et une table à cinq pieds et que cette dernière compte un pied de plus !

- Qu'entendez-vous excatement par "un pied de plus" ?

Horse s'approcha du tableau noir et se mit à griffonner divers schémas à l'aide d'un morceau de saindoux qu'il avait l'habitude d'utiliser en guise de craie.

- Regardez bien: voici une table classique. Vous constatez qu'elle possède quatre pieds.

- Jusque là, pas de problème.

- Mais, si j'ajoute un cinquième pied...

- Où ça ?

Il fit courrir le saindoux sur l'ardoise.

- Ici, par exemple.

- Au beau milieu ?

- Ce n'est pas obligatoire, Hansom. Je peux le placer ailleurs: à gauche, à droite, dessus, dessous... où vous voulez.

Je réfléchis un bref instant.

- A gauche me semble convenir.

- Excellent choix, Hansom.

Il ajouta un pied à gauche de son dessin.

- Bravo ! fis-je. Vous êtes un grand artiste !

Horse balaya l'argument d'un geste du nez.

- L'important n'est pas là, Hansom: regardez attentivement mon dessin.

Ce que je fis.

- Combien de pieds possède à présent cette table, Hansom ?

- Euh...

- Prenez votre temps.

- Cinq ?

- Excellent ! Vous progressez de jour en jour ! Et, pourquoi a-t-elle cinq pieds ?

- Euuuuh...

- Ne vous précipitez pas pour répondre.

- Parce-que...

- Oui ?

- Parce-que ...parce-que vous en avez rajouté un !

Shamrock Horse me donna une grande tape sur l'épaule.

- Parfaitement ! Je n'aurais pas mieux résumé la situation: cette table possède cinq pieds parce-que j'en ai rajouté un aux quatres qu'elle possédait à l'origine !

Ce disant, il réveilla notre visiteur en lui enfournant son morceau de saindoux dans une narine.

- Regardez, mugit Horse. Voici un exemple de table à cinq pieds !

L'homme dansa de joie et embrassa Horse sur chaque favori.

- Merci, merci ! Le grand mystère de ma vie est enfin éclairci !

Horse s'apprétait à reconduire notre trop expensif visiteur jusqu'à la porte (ou la fenêtre) lorsque, sans prévenir, l'homme ajouta:

- Toutefois...

- Quoi encore ? demanda le détective.

- En quoi est-ce tellement con, une table à cinq pieds ?

- C'est vrai, ça, Horse ? En quoi est-ce tellement con, une table à cinq pieds ?

Mon vieil ami nous regarda à tour de rôle, le visiteur et moi.

- Allez donc admirer votre reflet dans un miroir, messieurs. Vous comprendrez !

Je me souvins alors que j'avais une grande psyché dans la poche arrière de mon pantalon.

L'homme et moi nous y mirâmes.

- On a l'air con, ne pus-je m'empêcher de faire remarquer.

- Et bien voilà ! triompha Shamrock Horse. Vous avez enfin compris!

Là dessus, il s'empara d'un chat qui passait par hasard et en tira de mélancoliques sonorités après lui avoir fourré son archet dans le cul.

Une fois notre visiteur parti, je crois bien que je me suis endormi.

Ou alors, je suis allé aux toilettes, j'ai oublié les détails.

En tout cas, cette affaire a trouvé une digne conclusion.

 

FIN

 

 

 

 

 

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Les bonnes nouvelles de la Seconde Tache
Sunday, 23. November 2008

Bonne nouvelle: notre camarade Kevin B. Collette vient de me prévenir que le troisième tome de la "trilogie Moriarty" , de John Gardner ( plus connu dans les milieux non holmésiens pour sa reprise du James Bond littéraire) allait être publié à titre posthume.

En savoir plus:

http://www.john-gardner.com/

 

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La Seconde Tache s'expose (suite)
Thursday, 20. November 2008

Depuis mon précédent message (voir le lien qui s'y trouve), j'ai appris que l'expo "Sherlock Holmes"  à laquelle participent trois membres de notre assoc' (et  organisée par une membre de la SSHF- Emilie Delmaestro *- avec une conférence-passée maintenant- d'un autre membre de la SSHF- Bob Garcia) est prolongée jusqu'à une date indéterminée. C'est toujours bon à savoir.

 

* nommée depuis membre honoraire de La Seconde Tache pour tout le boulot accompli.

 

Rappel: ce blog n'est qu'une extension du site "La Seconde Tache":

http://www.jean-claude-mornard.com/

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La Seconde Tache s'expose
Monday, 3. November 2008

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Expo Sherlock Holmes

 

L'info tombe un peu tard ( j'ai eu un mois d'octobre un peu chargé) mais une expo à laquelle participaient plusieurs membres de La Seconde Tache s'est déroulée durant tout le mois d'octobre à la médiathèque Astrolabe.

http://www.actu-astrolabe.com/spip.php?article279

 

Emile Delmaestro, qui nous a contacté et s'est beaucoup démenée pour ce projet est devenue membre honoraire de La Seconde Tache.

http://www.sh-whoswho.com/index.php?refsociety=480

 

JC Mornard

 

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Les parodies de La Seconde Tache
Monday, 13. October 2008

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La folie du colonel Burton War

par Josélito Bassemeuse

Au cours des soixante-neuf années que dura ma collaboration avec Shamrock Horse, nous nous trouvâmes souvent confrontés à des enquêtes indignes d'intérêt.

Cependant, nulle n'est plus indigne d'être racontée que celle du colonel Burton War.

C'est une histoire qui n'a ni queue, ni tête, ni queue.

Je ne suis même pas certain d'avoir compris tous les évènements qui se déroulèrent , ce jour d'été, tandis que le vent de décembre hurlait dans les rues de Londres, comme s'il avait une rancune personnelle à assouvir.

Horse, le premier mardi du mois, avait, selon son habitude, peint son nez en jaune.

Histoire qu'il se sente moins con, j'avais moi-même teint ma langue en violet.

Nous étions heureux.

On s'amusait d'un rien.

Un meurtre sauvage.

Une loutre en feu.

Un pet floche.

Un nez peint en jaune.

C'était la douce insouciance de la jaunisse, en quelque sorte.

Horse était grand et bronzé, ses poils de narines brillantinés, ses oreilles passées à l'encaustique, beau comme une voiture de pompier.

J'étais fort comme un truc, chevelu comme un perruquier, moustachu comme George Moustachu, avec ma gueule de métèque, de juif errant, de pâtes à la grecque.

La belle époque, quoi: Claude François venait de mourir, je n'avais pas eu de morpions depuis des lustres, Horse ne dégueulait pas encore quand il mangeait du goulash à la Framboise et Mrs Hickson n'avait pas encore l'habitude de faire sous elle à la moindre occasion.

Cette belle ordonnance allait bientôt voler en éclats mais, ce matin-là, tandis que Horse se lavait les pieds dans un bassin rempli d'anchois, nous l'ignorions encore.

Le premier signe du chaos se manifesta par l'intermédiaire de Microsoft Horse, le frère de Shamrock, qui fit une entrée fracassante dans notre living.

- Salut les tapettes ! fit-il, avec sa jovialité coutumière.

- Vas te faire, Mic ! répondit Shamrock avec son sens de l'à-propos sans égal.

- M'enfin ! lançai-je faute de trouver une meilleure réplique.

Microsoft était un homme plutôt enrobé.

Enin...je devrais écrire: carrément obèse.

Un hippopotame.

Une baleine.

Moby Dick avec des bajoues.

Jabba le Hutt en costume croisé.

Guy Carlier en plus british.

La planète Jupiter.

- J'ai une affaire à te soumettre, Shamrock, poursuivit l'aîné des Horse en avalant en vitesse une tourte aux rognons de veau, vestige de notre breakfast.

- Si c'est encore une affaire de plans volés dans tes bureaux, tu peux te la foutre où je pense, maugréa Shamrock Horse en envoyant une chiquenaude sur le nez de son frère.

- Pas du tout ! Je t'explique en deux mots: le colonel Burton War est devenu fou !

- Je ne suis pas vétérinaire ! s'emporta Shamrock.

- Mon non plus, ajoutai-je avec indignation.

- Vous, on ne vous a rien demandé ! me cracha Microsoft au visage en même temps qu'un bout de rognon de veau qui s'était égaré à l'intérieur d'une de ses bajoues.

- Ce que j'en disais ! répondis-je en me lavant les oreilles avec de la crotte de chien.

L'aîné des Horse se répendit sur le tapis, le canapé étant quinze fois trop petit pour acueillir son opulante personne.

- Ton tapis est très confortable, Shamrock, apprécia le cétacé humain.

- Il est en laine de yak, répondit fièrement le détective.

- J'aurais cru qu'il s'agissait de cheveux de jeunes chinoises !

- C'est hors de prix !

- Je sais, ma descente de lit est faite en cette matière .

- Vraiment ?

- Absolument.

- C'est fascinant ! Mais je suppose que tu n'es pas venu jusqu'ici pour me parler de ta descente de lit, Microsoft ?

Le gros Horse se mit tout nu, se roula dans le tapis et partit d'un grand éclat de rire.

- Toujours aussi fûté, Shamrock ! Je suis venu te voir parce-que le colonel Burton War est devenu fou !

- Vous l'avez-déjà dit, fis-je non sans à-propos.

- Vraiment ?

- Je vous assure !

- Vos gueules ! interrompit Shamrock Horse avec tact.

- Or donc, poursuivit Microsoft, je suis venu te voir, Shamrock, parce-que le colonel Burton War est devenu fou.

- En quoi cela est-il censé m'intéresser ?

- Mais voyons, Shamrock ! Il te doit mille livres ! Tu te souviens de ce pari stupide ?

Shamrock Horse se gratta le crâne avec une fourchette à poisson.

- Pas du tout.

- C'est normal, tu avais bu deux tonneaux de sardines !

- Trève de considérations biographiques ! Quel pari stupide ?

L'aîné des Horse tapota la tête d'un chien d'aveugle avec un morceau de lard fumé.

- Si je me souviens bien, tu avais parié que la reine porterait un bonnet de nuit rose lors de son jubilée et Burton War avait parié qu'elle serait coiffée d'une boîte de saucisses viennoises !

- Quel con ! fis-je comme qui dirait malgré moi.

- On vous a pas sonné, Hansom ! hurla Horse en me donnant une tape inamicale avec le tisonnier.

Microsoft lâcha une caisse discrète et me regarda d'un air accusateur.

- C'est celui qui le dit qui l'est ! lui balançai-je entre les deux yeux.

- En tout cas, poursuivit la baleine, tu ne toucheras jamais ton pognon, Shamrock !

Horse se masturba vigoureusement dans une de mes pantoufles et lança un regard noir à son frère.

- Pourquoi ? La reine portait bien un bonnet de nuit rose lors de son jubilée, non ?

- Certes, mais le colonel Burton War est devenu fou !

- Vous l'avez déjà dit, fis-je.

- Vraiment ?

- Je vous assure !

- Vos gueules! interrompit Shamrock Horse avec tact.

- Vous l'avez déjà écrit, non ? me demanda Microsoft Horse.

- Vraiment ?

- Je vous assure !

- Vos gueules ! interrompit Shamrock Horse avec tact.

- Vous l'avez déjà dit, Horse ! lui rétorquai-je avec autant de tact.

- Vraiment ?

- Je vous assure !

- Le colonel Burton War est devenu fou !

- Vous l'avez déjà dit aussi !

- Qui, moi ?

- Qui parle ?

- Micrososoft Horse, voyons !

- En ce cas, je suis formel: vous l'avez déjà dit !

- Qui a dit quoi ? s'emporta Shamrock Horse en avalant un cafard qui courait sur le mur.

- Qui a dit quoi ? demandai-je.

- C'est bien ce que je viens de demander !

- Oui mais, je veux dire dire, qui a dit quoi "quoi" !

- Moi, j'ai dit que le colonel Burton War était devenu fou ! s'étrangla Microsoft.

- Et moi j'ai dit " vraiment?"...enfin, je crois.

- Foutez le camp tous les deux ! mugit Horse en sortant une winchester de la poche de sa robe de chambre.

- Je crois qu'il est devenu fou, me lança Microsoft.

- Qui, le colonel Burton War ?

L'aîné des Horse me pinça la jambe gauche avec un homard.

- Mais non ! Shamrock !

- Vraiment ?

- Vous l'avez déjà dit, non ?

- Vraiment ?

- Vous l'avez déjà dit, non ?

Shamrock Horse ouvrit le feu et Microsoft et moi dûmes nous carapater dans l'escalier en quatrième vitesse.

Une fois dans la rue, le gros Horse, toujours tout nu, héla un cab et me laissa en plan.

Je décidai d'aller passer quelques heures à mon club, histoire de me changer les idées.

- Le colonel Burton War est devenu fou, m'apprit le portier en me regardant par dessus ses lorgnons.

- Vraiment ?

- Parfaitement ! Il venait tout juste d'avoir une conversation avec Microsoft Horse à ce qu'il parait !

- Vraiment ? Ca ne m'étonne qu'à moitié ? Il y a de la soupe aux pois aujourd'hui ?

C'est ainsi que s'acheva cette étrange affaire.

Le vent hurlait dans les rues de Londres.

J'aimais la sauce aux câpres.

Shamrock Horse veillait à la sécurité des habitants de Grande Bertagne.

Dalida n'était pas encore née.

Le colonel Burton War était devenu fou.

C'était le bon temps.

FIN

 

 

 

 

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Les parodies de la Seconde Tache
Thursday, 9. October 2008

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Le maître chanteur

par Astaroth Dugenou

Au cours de l'été qui a suivi mon quarante-huitième mariage, je suis allé rendre une petie visite de courtoisie à mon vieil ami Shamrock Horse, dans notre meublé de Baker Street.

Je l'ai trouvé assis dans l'évier, tout nu, en train de jouer de la flûte de pan.

- Qu'avez-vous fait de votre violon, Horse ?

- Je l'ai écrasé sur la tête de la logeuse, Mrs Hickson, qui avait osé me servir du pudding sans anchois !

- La vieille carne !

- Je ne vous le fait pas dire, Hansom ! Mais, il me semble que le mariage vous réussit: vous avez pris au moins quatre-vingt kilos depuis la dernière fois que nous nous sommes vus !

- Soixante-quinze, pour être précis.

Horse jeta la flûte de pan dans la cheminée et enfila sa robe de chambre en peau de zèbre.

- Et vous avez changé de coiffeur !

Je poussai un rugissement de surprise.

- Horse ! comment diable avez-vous deviné ?

- Je ne devine jamais, Hansom: c'est une habitude déplorable qui nuit à la tabagie ! J'ai observé que, en lieu et place du brushing que vous arborez habituellement, vous offrez à mes regards ébahis une splendide coupe à la punk.

- Z'êtes toujours aussi fort: au moyen âge, on vous aurait brûlé pour se chauffer l'hiver !

- C'est élémentaire, Hansom.

- La crête rouge, c'est pas trop ?

- Du tout, du tout, c'est beaucoup plus discret qu'une verte.

- C'est ce que je me disais aussi. Mon coiffeur insistait pour qu'elle soit bleue... mais il est homosexuel.

Shamrock Horse langea son baigneur en plastique, avala une pizza sur le pouce, fit quatre ou cinq fois le tour du living puis se laissa tomber sur le canapé.

- En tout cas, Hansom, vous tombez bien !

- Pourquoi ? Vous attendez des danseuses nues ? Vous allez me rembourser les 60 livres que vous me devez ? Il reste de la panse de brebis farcie ?

- Rien de tout cela, mon ami ! Je suis sur une affaire particulièrement passionnante !

Je poussai un soupir.

- C'est pas joli de faire des fausses joies à ses petits camarades !

- D'habitude, mes petites enquêtes ont l'heur de vous intéresser !

- On se lasse de tout, Horse !

- Et ma main sur la gueule, ça vous dit ?

- Que de violence !

- Connard ! Je vous en ficherai, moi, des "on se lasse de tout " !

- C'est à dire que...

- La ferme Si vous préfèrez vraiment allez regarder votre femme en train de faire la vaisselle en vitesse parce-qu'elle ne veut pas louper le dernier épisode de "Plus belle la vie", cassez-vous !

- Je ne voulais pas dire que...

- Vous vouliez dire quoi, gros lard ?

- Euh...je ne sais plus, j'ai un peu perdu le fil !

- Moi aussi mais je sais que j'ai raison et que vous avez tort ! Gros morse ! Eléphant ! Baleine ! Orque ! Patachon !

Horse continua à m'injurier durant quelques semaines.

Puis ils s'endormit pendant cent ans et ne se réveilla que lorsqu'une tarlouze coiffée d'un chapeau à plume entra en trombe et lui roula une galoche bien baveuse.

- Je suis le prince charmant, fit la tarlouze.

- On s'en tape, répondit Horse en la chassant à coup de pied dans le fion.

- Vous me parliez d'une affaire, je crois ? avançais-je en posant mes fesses sur un fauteuil encombré de harengs fumés et d'exemplaires périmés de "Voici".

Horse fit craquer ses jointures et me donna une petite tape sur la tête.

- Quelle mémoire, Hansom ! Vous faites des progrès !

- On fait son petit possible .

- Vous êtes trop modeste !

- Bah !

- Une t'ite tasse de thé ? Une soupe en sachet ? Un gin tonic ? Des frites sauce andalouse ?

- Rien du tout merci, j'ai déjà pris mon bain cette année.

- Un cervelas ?

- Non merci, vraiment.

- Peut-être désirez-vous lavez votre derrière dans l'évier ?

- Non, merci, je n'ai pas faim.

Le détective fit trois fois le tour de la pièce, brûla un recueil de poèmes de Baudelaire et urina sur mon pantalon.

- L'affaire est grave, mon cher Hansom. Avez-vous entendu parler de Charles Eugène Mirliton ?

- Le coureur cycliste ?

- Non.

- Le livreur de pizzas ?

- Non.

- Le cousin de ma septième femme ?

- Non.

- Le marchand de crottes de chien chaudes?

- Non.

- Le chanteur de charme d'origine basque ?

- Non.

- Le présentateur d' une famille en or ?

- Non.

- Le maître chanteur ?

- Voilà, vous y êtes ! Bravo, Hansom !

- Qui fait-il chanter cette fois ?

Horse me rongea nerveusement l'ongle du pouce.

- Le prince de Galles ! répondit le détective en crachant mon ongle dans la cheminée.

- Mon Dieu c'est horrible ! Et que menace-t-il de révéler à propos du prince de Galles ?

- Il menace de révéler à la face du monde que le prince aime les choux de Bruxelles.

Je ne pus retenir une exclamation scandalisée.

- C'est monstrueux ! Ce Mirliton n'est qu'un animal !

- Un putois ! surenchérit Horse.

- Une hyène !

- Une limace !

- Une otarie !

- Un ragondin !

- Un chien de traîneau !

- Un ours polaire !

- Un babiroussa !

- Un chat !

- C'est mignon, un chat, Hansom !!!

- Un sanglochon, alors ?

- Un sanglochon des violons de l'automne, dirais-je !

- Une de ces choses qui vivent dans les caves et dont le nom m'échappe !

- Un rat ?

- Non, un truc dégoûtant qui ponds des oeufs quand on l'écrase, vous voyez ce que je veux dire ?

- Une poule ? Mais les poules ne vivent pas dans les caves, Hansom !

- Je ne parle pas des poules ! Je veux parler de ces machins noirs qui ressemblent à des cafards !

- Ne sont-ce point des cafards, justement ?

Je me frappais le front à l'aide ma canne.

- Aie ! Bien sûr ! Vous avez raison, comme toujours ! Que comptez-vous faire, Horse ?

Mon vieil ami se coucha sur le canapé et alluma sa pipe en peau de pèche.

- J'avais pensé à enfermer Mirliton dans un placard à balais jusqu'à la mort du prince mais je n'ai pas trouvé de placard à balais.

Je pestais.

- On ne trouve jamais de placard à balais lorsqu'on en a besoin: c'est une loi de la nature.

- Vous voila bien sentencieux, Hansom !

- Mon oncle était vicaire.

- Ca explique.

A cet instant précis, Horse se souvint qu'il devait impérativement régler une affaire de fausse monnaie circulant à Katmandou.

Il quitta la pièce et resta absent durant trois ans que je mis à profit pour lire le premier chapitre de Moby Dick.

Quand Horse revint, il portait la barbe et les cheveux longs .

- Peace, man, fit-il avec un bel à-propos.

- Vous puez le patchouli que c'en est une horreur, Horse !

Mon ami n'eut pas le temps de répondre: le groom, Willy, introduisit (si j'ose ainsi m'exprimer) dans le living un individu des plus déplaisants.

Le teint jaune, les cheveux filasses, la langue pendante, l'acné juvénile mal guéri, des poils sur les pupilles, un reste de confiture de coing dégoulinant des commissures de ses lèvres violacées: Charles Eugène Mirliton en personne, le roi des maîtres chanteurs, le scélérat, le sanglochon, l'enculé de sa race !

- Bonjour messieurs, fit l'ignoble individu d'une voix rauque qui évoquait un peu celle de Chantal Goya un jour de grand vent.

- Mirliton ! hurla Horse en m'arrachant des poignées de cheveux et deux ou trois poils de couilles. Vous osez venir me narguer jusque dans mon intérieur coquet mais néanmoins douillet ?!?

- J'vais me gêner, rétorqua Mirliton en terminant de se couper les ongles des pieds.

Il ricana comme...comme une de ces bestioles réputées pour leur ricanement apte à figer le sang dans les veines des plus braves parmi les braves.

J'ai oublié le nom de ces charmants représentants du règne animal, bien que je sois à peu près certain qu'il soit déjà cité dans ce compte-rendu.

- Il me semble que vous êtes bien emmerdé par mes petites affaires, M. Horse, poursuivit Mirliton en jetant à mon camarade un regard de chauve aux abois et une tomate pourrie.

- Va te faire ! répondit Horse avec élégance.

- C'est prévu, mais pas avant quinze heures. En attendant, je suis venu vous dire que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles !

Je sursautai, du verbe sursauter.

- C'est impossible ! Et je suis bien placé pour le savoir: je suis médecin !

Horse me coupa la parole du geste après avoir visiblement hésité à me couper la langue à l'aide de ses ciseaux en plastique rose.

- Que signifie ? interrogea-t-il en caressant la tête de notre logeuse, Mrs Hickson, qui venait d'entrer et léchait les pieds sandalés du détective.

- J'ai décidé de laisser tomber cette affaire, laissa tomber Mirliton (manifestement un spécialiste dans l'art de laisser tomber diverses choses: au moins deux fois dans une seule phrase !)

Horse faillit en avaler la casquette à carreaux qui traînait sur la tortue empaillée posée sur le piano à queue.

- Seriez-vous devenu un brave type par inadvertence, Mirliton ?

Le susnommé ricana comme une de ces bêtes féroces déjà plus ou moins susnommées elles aussi.

- Pas du tout !

- Que s'est-il passé, alors ?

- Vous n'avez pas lu la presse de ce matin ?

Shamrock Horse, selon son habitude, avait sûrement utilisé le journal pour s'essuyer après avoir été aux toilettes mais n'osa pas l'avouer.

- Il se trouve, continua l'infâme personnage (Mirliton, pas Shamrock Horse) que le prince a assisté au concert de Madonna à l'Albert Hall, hier soir.

- Et alors ? demandai-je bêtement.

- Le prince n'a pas arrêter de lâcher des caisses pendant le tour de chant !

- Hahahah, rit Horse.

- Hein ? heinai-je.

- C'est malin ! c'est-malina Mirliton.

Horse se frotta les mains sur mes fesses.

- Le royaume entier sait dorénavant que le prince souffre d'une passion immodérée pour les choux de Bruxelles ! Votre petite combine est à l'eau, Mirliton !

- Certes, mais ma vengeance sera terrible ! Je compte rendre public le fait que la reine adore tracer des rails dans la purée avec sa fourchette !

- Quelle horreur ! hurlai-je à pleins poumons.

Mirliton, après un dernier ricanement, sortit par la cheminée, juste pour faire le malin.

Hélas pour lui, le Père Noël était, cette année-là, en avance de quatorze mois !

Mirliton fût écrasé comme un fruit trop mûr par la masse impressionnante de l'homme en rouge.

- Merde ! s'écria ce dernier. L'ai pas fait exprès ! C'est malin aussi d'utiliser cette cheminée un soir de Noël !

Horse eut une moue méprisante.

- Nous sommes en juillaoût et il est neuf heures du matin Père Noël ! Ca déconne un peu sous votre bonnet, non ?

- C'est la faute au réchauffement de la planète ! maugréa l'ami des rennes.

Et voila: c'est ainsi que se termina la terrible carrière du maître chanteur.

Shamrock Horse se retira dans un monastère pour lire en paix le dernier bouquin de Gérard de Villiers.

Je rentrais chez moi et divorçai sur un coup de tête.

Le Père Noël, si mes sources sont fiables, alla boire un pot au pub du coin et termina la journée en se battant avec une majorette.

Je crois bien que c'est la majorette qui a gagné.

 

FIN

 

 

 

 

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Les critiques de La Seconde Tache
Sunday, 5. October 2008

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Shane Peacock: la jeunesse de Sherlock Holmes, tome 1, L'oeil du corbeau.

Milan jeunesse

385 pages

13€

Résumé de la quatrième de couverture:

Printemps 1867. Une femme est sauvagement assassinée dans une ruelle de Londres. Non loin de là, un jeune garçon de 13 ans rêve d'une vie meilleure. Il s'appelle Sherlock Holmes. Et il est fasciné par ce fait divers sordide. Il décide d'en savoir plus, de rencontrer l'accusé. Commence alors une contre-enquête qui le rend suspect à son tour....

Critique:

Encore un roman qui va faire bondir les puristes. Il faut avouer que, n'étant moi-même guère un holmésien "intégriste" ( du genre: "le canon, toujours le canon, rien que le canon"), certains détails m'ont pourtant laissé perplexe.

Quelle drôle d'idée, par exemple, de faire de Sherlock Holmes un gamin des rues, une sorte de Wiggins avant la lettre, vivant d'expédiants dans les quartiers pauvres de Londres, alors qu'il est généralement acquis que le détective a connu une enfance putôt aisée dans le Sussex.

Plus étrange encore est ce parti-pris de l'auteur de transformer Holmes en souffre douleur de ses camarades parce-qu'il est juif. On comprends l'intention: démontrer le racisme qui régnait à l'époque victorienne et qui n'est guère évoqué (volontairement du moins) par sir Arthur Conan Doyle. Toutefois, le postulat ne se base sur rien et n'est pas expliqué.

Il résulte de tout cela que le personnage que l'on voit évoluer au cours de cette histoire n'évoque guère Sherlock Holmes, même jeune.

D'autant que rien ne semble esquisser le futur limier: pas de déductions (plutôt des tatonnements et une part de hasard), pas de misogynie, même à l'état embryonnaire...rien.

De plus, l'habitude de l'auteur de saupoudrer son récit de noms ou de personnages empruntés à la réalité ou au canon tout en étant transformés (Andrew Doyle et sa fille Irene, Adalji en lieu et place d'Edalji, Maléfactor, qui n'est autre qu'un Moriarty en culottes courtes aisément reconnaissable) ne concourt qu'à éloigner son récit d'une quelconque réalité historique ou canonique plutôt que l'inverse.

Reste l'histoire en elle-même.

Hélas, il faut avouer qu'elle n'est guère passionnante et ne méritait pas un traîtement aussi long.

L'intrigue est linéaire et le dénouement très decevant.

Les répétions sont légions et les temps-morts bien trop nombreux (pendant des chapitres entiers, Sherlock Holmes va et vient, sans trop savoir où ni pourquoi, menant son enquête sans réel fil conducteur, au pif.)

En revanche, le style de l'auteur est vif et précis: il sait camper une ambiance. A ce titre, les premiers chapitres sont plutôt agréables à lire tant l'atmosphère empuantie de Londres est bien rendue. Hélas, on déchante vite.

Moins nunuche, dans la catégorie pastiches pour la jeunesse,que "Les aventures d'Enola Holmes, la petite soeur de Sherlock Holmes", plus lisible que "Sherlock Holmes et associés" dont la traduction bourrée de coquilles frise le scandaleux, ce livre n'en est pas pour autant le roman sur l'enfance de Sherlock Holmes que l'on était en droit d'espérer.

JC Mornard

 

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La Seconde Tache
Saturday, 20. September 2008

Soyez le bienvenu. Vous trouverez ici des pastiches, des parodies, des niouzes et quelques critiques, le tout gravitant autour du personnage de Sherlock Holmes.

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